SOURCES :
- L’image un tantinet retouchée par mes soins est le poney Cedric, photo trouvée sur Pinterest. Voici la description de la photo: Cedric, the mini horse lived on a California ranch frequented by Hollywood producers who needed animals to "act" in movies. See more: http://ti.me/1veALHF (Ed Clark—The LIFE Picture Collection/Getty Images)
- Je sens que vous piaffez d’impatience de lire des calculs et des jolies formules mathématiques. Comme je vous comprends. Alors sans plus attendre, je vous mets ici le lien de l’étude des étudiants matheux : A game of simulation : Modeling and Analysing the Dragons of Game of Thrones.
J’ai un peu peur que les plus tatillons d’entre vous me reprochent de ne pas être assez précise quant à quel dragon est cité dans la BD. Si j’ai bien compris, dans l’étude, il s’agit beaucoup (mais pas que) de celui de Daenerys, Drogo (Game of Thrones).
Pour ce qui est de la référence au 747, ce n’est pas de moi mais du réalisateur Matt Shakman, cité dans l’article : “The dragons this year are the size of 747s, Drogon is the biggest of the bunch—his flame is 30-feet in diameter!” . Hmm je ne sais pas si la plus grosse référence est le 747, ou si la moyenne est celle d’un 747 et le pire est Drogo… Donc voilà.
- Pour ce qui est de l’impact écologique des dragons, sans vouloir trop spoiler l’article, c’est bien sûr une catastrophe. Un dragon doit manger tellement de calories PAR JOUR qu’il faudrait 5571 moutons pour le nourrir (plus précisément des agneaux, car il est dit dans le roman qu’on les nourrit d’agneaux). Ce cheptel quotidien réclamerait 13840 hectares de pâtures, c’est la surface brûlée dans l’Aude cet été. Par jour. Par dragon.
- Cet article de Mother Jones (EN) relate d’autres formes de désastres climatiques que provoqueraient de tels dragons (incendie, gaz à effet de serre, gestion des excréments).
- Avant d’en calculer les conséquences, ce site se demande si de tels animaux pourraient ne serait-ce que voler (limite biologique, aérodynamise et énergie du métabolisme).
- Rebecca C Thompson a écrit tout un livre “le feu et la glace, la science dans game of thrones”, où elle potasse vraiment le sujet en se reposant scrupuleusement sur les indices donnés dans le livre…
En parcourant son texte, je réalise que le dragon doit faire du 150 km/h pour planer et du 200 km/h pour rester en l’air. Or la plupart des roller coasters n’atteignent pas les 100 km (exception faite du plus rapide du monde, qui va à 134 km/h).
- Dans cet article de Popular mechanics, William Gurstelle, pas con, a carrément demandé à des pros du rodéo comment ils pensent que se monte un dragon. Leur souci principal est que sur un dragon, “il n’y a pas grand-chose à quoi s’accrocher ”. C’est vrai que quand on y réfléchit, Daenerys doit être en grand écart sur un tel machin, impossible de serrer les cuisses et mollets pour mieux tenir…
- À ce propos, pour ce qui est du lexique des montagnes russes, je me suis inspirée de ce site. Grâce à lui, vous pouvez sortir avec assurance, en société :“Je déplore qu’il n’y ait pas plus d’immelman en foot chopper au parc Astérix. Ça aurait été tip-top !”
- Par la suite j’ai recherché toutes sortes de recherches en biomécanique sur les effets des accélérations, changements de vitesse, virages dans les montagnes russes…
Le pire quand même, ça a l’air d’être le manège X2 au parc d’attractions californien Six Flags Magic mountain… duquel plusieurs personnes sont ressorties avec des lésions cérébrales. Mais dans l’ensemble, tout dépend de la figure infligée, à quelle vitesse, son sens de rotation, sa durée, du plan sur lequel est appliqué l’accélération et sur quelle partie du corps… J’ai cherché s’il y avait eu des roller coasters vraiment terribles, avec blessures au cerveau. Et c’est quand même rare. #petitedéception
- J’ai galéré à piger ce qu’étaient les accélérations radiales, qui semblent les plus craignos pour le cerveau à cause de la contrainte de pression et de cisaillement.
J’ai donc demandé des précisions à mon pote biomécanicien, Baptiste Sandoz, qui en bon vulgarisateur, m’a expliqué qu’une des hypothèses du mécanisme de commotion, c‘était quand il y avait “production de cavitation dans le cerveau”. Mais ça se produit plus lors des impacts directs sur le crâne (football américain, boxe). En somme… non… les roller coasters sont pas si mal foutus que ça… Sauf celui, purement fictif, qui a été conçu pour tuer :
. Comme son nom l’indique, ce manège purement fictif devrait tuer des gens en les rendant KO en leur faisant subir 10G non stop jusqu'à perte de conscience puis la mort par manque d'oxygène au cerveau.
. Comme son nom l’indique, ce manège purement fictif devrait tuer des gens en les rendant KO en leur faisant subir 10G non stop jusqu'à perte de conscience puis la mort par manque d'oxygène au cerveau.
Quoi qu’il en soit, je maintiens qu’un vol, un dragon est pire qu’une montagne russe. En plus, là-haut, on doit sérieusement se les peler. Perso, je rajouterais aussi un parebrise à la grosse selle… Mais bon.
Bref !
- Je vous encourage à lire l’interview du vétérinaire Rory Cowlam ici. En vérité, je sais ce que vous allez me dire : “au vu de la taille des œufs de dragons dans la série, petits comme ils sont comparés à la taille adulte, ils ne devraient jamais causer de dystocie, ou mal de ponte”. C’est vrai. J’y ai pensé (mais le gag était si bon à faire…).
En fait, à la réflexion, le dragon ne devrait même pas se rendre compte qu’il pond tellement les œufs sont petits. Toute échelle gardée, c’est comme si vous expulsiez ces mini-œuf de Pâques en chocolat par les fesses… Ce qui passerait inaperçu pendant la commission n°2… Mais c’est une autre histoire.
Comment il en arrive à estimer le montant de la police d’assurance ? Eh bien en se basant sur le réel : “Il en coûte en moyenne 25 £ par mois pour assurer un chien au Royaume-Uni. Le chien moyen pèse environ 10 kg. Généralement, à mesure que le chien augmente en poids, il a besoin de plus de médicaments lorsqu’il va chez les vétérinaires, ce qui signifie qu’il coûte généralement plus cher pour s’assurer”.
- J’aurais aimé calculer la surface de cuir que nécessiterait la fabrication d’une selle de dragon. Et donc ainsi estimer le nombre de vaches à sacrifier. Mais je suis nulle en maths. Ça ne m’empêche pas de décréter qu’en plus des milliers de moutons sacrifiés chaque jour à son alimentation, je pense que tout le royaume devrait réclamer, pour combler les dettes, de se débarrasser de ces foutus dragons.
NB : au vu du nombre de moutons, encore une fois, que doit engloutir un dragon, quid de la laine ? 5571 moutons, ça fait quand même un sacré paquet de laine avalé. Est-ce que c’est digéré ? Ou est-ce qu’on retrouve des fientes énormes en pelotes ? Y aurait-il un super matériau à en tirer, comme un textile en crotte de dragon, du genre de la fibre de verre mais en fibre de merde incroyablement dure ? Ahlalalala y a toute une économie à imaginer, c’est beau.
